Techno Freaks

Avec ce roman, découvrez l’Underground de Berlin, la capitale du « Nightclubbing »…

L’habit ne fait pas le moine. Pour le motif « délit de couverture », il est évident que je n’aurais jamais acheté ce roman, son design contrastant fort avec mon feed fleuri de jeune maman. Mais le Serpent à Plumes me l’a recommandé et je l’ai lu sans m’ennuyer une seule seconde. Au contraire ! J’ai pénétré cet univers électrique avec avidité, curieuse de ce monde inconnu et que je ne connaîtrai sans doute jamais, car à moins d’un grand malentendu je pense que je n’irai jamais sniffer de la kétamine dans les boites berlinoises…

Pendant trois jours, du vendredi ou lundi matin, plusieurs français expatriés à Berlin vont faire ce qu’ils surnomment « le marathon de la drogue » : tenir sans dormir en dosant savamment leurs différentes substances afin de danser sans s’arrêter sur de l’électro. Enchaîner les lieux de la défonce, les boites gay, acheter, revendre, passer des heures aux toilettes. Oui, bien sûr, c’est glauque mais c’est traité avec un certain détachement, voire une réelle poésie. 

Prenez Goldie par exemple, tatouée et cernée, elle est performeuse, ses idéaux sont bien différents des vôtres, mais dans ce milieu, elle est infiniment respectée, notamment pour ses « suspensions ». Oui elle s’est fait suspendre par des câbles attachés à ses piercings.

Dorian regarde Goldie. Son regard dur élégamment souligné de cernes bleutés. Les veines saillantes qui courent sous sa peau ambrée. Les cicatrices sur son avant-bras, coups de rasoirs d’une adolescente en détresse. Sa peau sans une once de graisse qui recouvre des muscles nerveux. Un corps de junkie, magnifiquement ciselé par des années de défonce et de danses effrénées. Comme le sien.

Goldie rencontre Dorian, et dans leurs yeux, des serpents. Ils sont frères d’âme. C’est la Kétamine qui lui souffle ça. C’est la maîtresse absolue, ils en sniffent entre deux prises de GBL. La K leur permettent de pénétrer la musique, de la ressentir vraiment au plus profond d’eux-mêmes.

D’autres personnages gravitent autour d’eux, des queer, des toxicos en tout genres. Les murs suintent les maladies et le VIH.

Comment finiront-ils à l’issue de ces trois jours ? Accèderont-ils un jour à la transcendance ? À y bien réfléchir, leurs idéaux répondent à une certaine logique.

Bien sûr, n’attendez pas un récit lumineux, tout n’est qu’auto-destruction, mais pour ma part je l’ai trouvé assez passionnant et bien mené si le sujet vous tente !

Extrait choisi

« Enfin, ils sont à l’intérieur du Berghain. Ils déposent leurs vestes et leurs sacs au vestiaire. Opale a souvent l’impression d’y déposer son âme aussi. Elle la récupérera en sortant, avec le reste. »

Le signe astrologique du roman

S’il y a bien quelque chose de surprenant dans ce roman, c’est la certaine « ambition illusoire » de nos personnages. Poursuivant un idéal, une philosophie, l’esthétisme junkie répond à une quête infinie de soi même. Le sagittaire est cet éternel troubadour, excessif derrière ses airs sages, et toujours à la conquête de plus. Il partage un sens exacerbé de l’hédonisme grâce /à cause de Jupiter, qu’il partage avec le Poissons. L’idéal ne sera jamais atteint, mais toute la vie recherché.

4 commentaires sur « Techno Freaks »

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