Juste à côté de moi, Sophie Carquain

Quelle bonne surprise que ce roman !
J’ai été attrapée dès le début, le prologue annonçant la couleur, l’auteure a recueilli les confidences d’une jeune artiste traumatisée par l’attentat du 13 novembre, rencontrant un écorché d’un autre genre. Une exofiction prometteuse, l’art en fil rouge, un soupçon de mystère, j’ai tout simplement dévoré l’histoire de Susie et Niels.
Susie est peintre en décor. Un jour, un étrange chantier lui est proposé : peindre une fresque en 380° pour un garçon de 19 ans qui a disparu. Disparu, vraiment ? Depuis plus d’un an ? Une enquête a-t-elle été menée ?
Il semblerait que Niels ait disparu… dans sa chambre. « Juste à côté  d’elle ». On les appelle les Hikikomoris. Ce sont ceux qui ne supportent plus le monde. Il en existe des millions à travers le globe. On ne peut pas entrer dans leur pièce, ils sont comme des « homards à nu ». Les parents de Niels ont tout essayé, cela fait 13 mois qu’ils n’ont pas vu leur fils.
Au départ, Susie n’est pas au courant, elle pense être seule dans l’appartement . Alors lorsqu’elle entend un craquement et qu’elle aperçoit une ombre, tous ses traumatismes du Bataclan ressurgissent. Elle quitte le chantier et détale à toute vitesse. Les parents de Niels lui expliquent alors la situation. Dès lors, Susie décide de peindre pour lui redonner gout à la vie. Jour après jour, elle l’apprivoise et la fresque prend vie. Elle communique avec Niels à travers la porte, il lui répond par des petits mots qu’il glisse en-dessous. Un midi, il accepte de déjeuner avec elle, stores baissés, capuche sur la tête. Il ne parle pas de lui, mais la questionne sur cette fameuse soirée du 13 novembre. Puis Niels s’en va et quitte définitivement sa chambre. L’inquiétude de la mère de Niels redouble. C’est là tout le paradoxe de la maternité : on veut que nos enfants découvrent le monde mais on n’est pas prête à leur départ.
« Nous sommes tous désireux de nous libérer de nos chaînes, et terrifiés à l’idée de le faire. »
Un roman délicat et très bien mené. Un beau coup de coeur.

Note à l’attention de l’auteure : Sophie, si ton roman est adapté au cinéma avec Timothée Chalamet dans le rôle de Niels, (puisqu’il est stipulé qu’il lui ressemble), je veux être invitée sur le tournage !!

justeacotedemoi @scarquain @lillycharleston

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