Une amitié, de Silvia Avallone

Il y a peu, j’ai réalisé qu’enfin j’avais l’âge des auteurs contemporains. Joie, je me reconnais dans leurs références d’enfance et d’adolescence, et je trouve ça très confortable. Avant, j’essayais d’imaginer le passé, j’effectuais des recherches sur Google. Alors qu’Elisa et Beatrice, c’est exactement le miroir de mes amitiés, et des vôtres si vous avez eu 15 ans en 2000. À se téléphoner sur des fixes, à voler les jeans de Britney Spears et prier pour qu’on vous laisse quelques octets de connexion internet. Des après-midi pendant lesquels on s’ennuie et l’on se compare le pubis. C’était la course à qui se ferait dépuceler la première. Tout ça est un peu honteux mais on aime bien retrouver ces amitiés inachevées dans les romans des autres.
Je suis les publications de Silvia Avallone depuis toujours et si vous aimez les histoires d’amitié à la Elena Ferrante mais version années 2000, là où Internet a tout fait basculer, lisez ce roman, dense mais terriblement addictif.

« Un jour, dit-elle, tous ceux qui étaient là aujourd’hui, y compris Valeria, auront un travail et une famille tristes, une vie insipide. Pendant que moi, je te le jure, Elisa, je ferai quelque chose d’extraordinaire qui sera connu partout dans le monde, on parlera de moi, et ces pauvres imbéciles, ou qu’ils aillent, m’auront toujours sous les yeux, et il m’envieront. Tellement qu’il n’arriveront plus à être heureux. »

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