L’été en Poche 2018

Nous n’allions pas attendre le prochain Grand Prix pour vivre un nouvel évènement  dans notre communauté littéraire connectée !

Cher amis blogueurs, votez dès maintenant et jusqu’au 3 mai – 20h pour l’été en poche 2018 !          CLIQUEZ ICI pour accéder directement au vote 

Pour la petite histoire -car vous les aimez- mon cher et tendre, ma muse mon tout mon joyau, un soir de février, pour la Ste Agathe qu’il avait oublié, m’a réclamé un nouveau projet. Un petit frère du Grand Prix. Il subissait le baby blues, me voyait visionner les photos de la soirée avec nostalgie, alors il a pris une longue inspiration et m’a dit :

« Agathe, moi qui ne le lis pas , (car oui ma muse mon tout mon joyau ne lit pas), Agathe, ma chérie, (non ça c’est en rêve, IRL il ne m’appelle pas), pour les gens comme moi qui ne lisent pas beaucoup (et dieu comme ils sont nombreux), il faudrait pouvoir leur conseiller un livre pour l’été. Ainsi il y aurait deux évènements, un hiver et un d’été. »

Mais oui mais bien sûr, c’était simple et frais comme bonjour ! En plus, c’était l’occasion rêvée pour mettre en valeur le livre petit format, dont l’idée de base est de faire vivre et voyager des romans qui pour la grande majorité n’ont pas bénéficié d’une assez grande lumière.

J’ai d’abord contacté les maisons d’édition qui font du petit format (Folio, Livre de Poche, Univers Poche, J’ai lu, Points, Totem de Gallmeister, Babel, et Picquier) : ils ont tous favorablement accueilli l’idée. Ils m’ont envoyé leurs listes de parution poche du 1er janvier au 30 avril 2018.

Puis j’en ai parlé à mon équipe du Prix, qui pour l’occasion s’est agrandie, Charlie et ses drôles de livres , Cetaitpourlire, Leatouchbook se sont ajoutés à notre équipe initiale (Livresse littéraire, Loupbouquin, aufildeslivres, meséchappéeslivresques, Bricabook, L’apostrophée et Carobookine) pour effectuer les sélections, car trop compliqué de procéder comme pour le Prix (vote libre).  Deux de chaque maison d’édition, domaine littérature française ou étrangère. Chacun a voté, j’ai recroiser les votes et ô joie il n’y avait pas d’ex aequo. Voici notre belle sélection que je trouve assez hétérogène et un bon reflet de ce qui circule sur les réseaux.

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La création du site internet

Il faut le dire, la méthode de vote utilisée pour le Grand Prix avait été quelque peu rudimentaire, (envoyer deux noms de livre à une adresse mail) et le travail derrière colossal. J’ai donc la joie de vous annoncer que le site grandprixdesblogueurslittéraires.com est en ligne, avec formulaire prêt à l’emploi !

Il regroupe en outre tous nos évènements du moment sur la plage d’accueil, accueille Le grand Prix, l’Eté en Poche, ainsi que les futurs Prix Polar et chaine E-lettrés dont je vous reparlerai ultérieurement. (un formulaire est en ligne pour poser vos questions à notre premier invité : Eric Metzger, n’hésitez pas!)

Pour résumer :

Qu’est-ce que l’été en Poche ?

Ce n’est pas un Prix. C’est le roman petit format :

  • conseillé par l’ensemble de la communauté des blogueurs littéraires
  • pour les lecteurs qui cherchent LE roman à emporter dans leur valise
  • relayé sur le web et présenté par les libraires.

Qui peut voter ?

Toute personne ayant une activité littéraire régulière sur le web et interagissant avec une communauté telle que :

  • Un blog littéraire
  • Une chaîne littéraire youtube
  • Un compte dédié ou partiellement dédié à la littérature sur un réseau social tel que
  • Facebook, Instagram ou Twitter
  • Un groupe ou club de lecture ouvert (babelio, livre addict, lecteurs)

A vos votes !!

La rencontre des rencontres

Discrète, on ne sait rien d’elle, mais aujourd’hui c’est son tour…. Je vous présente Bénédicte du blog Aufildeslivres !

Vous pouvez la retrouver :

  • sur instagram @auxfildeslivres
  • sur facebook @aufildeslivres
  • sur son blog https://aufildeslivresblogetchroniques.wordpress.com

Chère Bénédicte, pour ceux et celles qui ne le savent pas encore tu es une blogueuse passionnée, ton rythme de lecture est impressionnant, tu es aussi celle qui se cache derrière la page Facebook du Grand Prix des Blogueurs littéraires dans laquelle tu t’es investie avec ferveur.
Enfin, tu es celle qui sur son blog a fait couler l’encre de nombre d’auteurs et blogueurs, à travers tes fameuses « rencontres ». Le moment d’en savoir un peu plus sur toi a sonné !!!

Commençons par ta question préférée… Qui es-tu Bénédicte ? 🙂

Waouhhh, je réalise à quel point il est difficile de répondre à cette question ! 😉
Comment me définir ? Je suis une maman de 4 filles, une infirmière et une cavalière (j’ai une voiture sale avec de la paille, du foin et de la terre dans tous les recoins !).
Je suis une personne très entière, j’ai du mal à tempérer mes coups de cœur et mes déceptions. Je peux aussi parfois donner l’impression d’être froide et hautaine alors qu’en fait je suis cérébrale : j’analyse, je décortique, je suis dans mon monde et … je doute. Je doute tout le temps (sauf dans mon boulot ! Heureusement !) ! Je suis sans arrêt en train de me remettre en question, j’ai toujours peur de décevoir.
Je n’aime pas beaucoup parler de moi, les autres m’intéressent.
J’aime le chocolat, les vins blancs de la Loire, les sms de mes filles, les balades avec mon cheval.
Je n’aime pas la méchanceté, les jugements, le café, les araignées.

Depuis quand tiens-tu ton blog et pourquoi ?

J’ai commencé ce blog en février 2017, sur les conseils de Candice, ma fille qui tient le blog mybooksntea. Elle m’a un peu bousculée pour que je ne laisse pas mon cerveau se ramollir ! Elle m’a expliqué les rudiments de wordpress (bon j’avoue … un peu plus que les rudiments … c’est elle que j’appelle « au secours » quand il faut créer une nouvelle rubrique ! On fait du FaceTime le dimanche matin !;) ) et les bases d’Instagram ( je ne maitrise pas encore les stories !…comment on insère les petits trucs qui bougent ?!!!! ). Donc, ce blog me permettait de tenir à jour mes fiches de lecture et je me suis prise au jeu ! Et puis j’ai eu envie de connaitre les auteurs des livres que je lisais ; j’ai osé quelques mails, quelques coups de téléphone ; c’était une approche complémentaire à laquelle je tenais. Mathieu Menegaux a essuyé les plâtres avec beaucoup d’humour, j’ai su alors que je pouvais oser pour de vrai. Un an plus tard, je suis ravie du fonctionnement de mon blog et je suis toujours émerveillée lorsqu’un auteur accepte de répondre à mes questions. Voilà, l’aventure était lancée ! Je suis une geek ! … Ok, une MEGA geek ! 😉

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans la « blogosphère »?

Je pensais la lecture solitaire. On lit, on voyage, on réfléchit ; on en parle parfois et puis on range dans une étagère, le cœur encore un peu palpitant, le sourire aux lèvres ou quelques traces de rimmel sur les joues.
La blogosphère m’a démontré le contraire : LIRE N’EST PAS SOLITAIRE ! Il y a plein de passionnés avec lesquels échanger, partager, communiquer ! Je suis scotchée de faire toutes ces merveilleuses rencontres. Il n’y a pas de concurrence, pas de jugement, juste le même amour passionné de la langue, des mots, un plaisir profond et véritable. C’est une richesse absolue !
La blogosphère, c’est aussi vivre de belles aventures comme le Grand Prix des Blogueurs Littéraire ou le salon « Sous les pavés, les livres » de la librairie Saint-Pierre de Senlis.  ☺

Quels sont les trois romans que tu as le plus aimés dans ta vie, et pourquoi ?

La Plaisanterie de Milan Kundera. Pendant une période je ne lisais plus, les enfants, mon travail d’infirmière dans un service de néonatologie, la route … faisaient que je n’avais plus le goût – le temps – à la lecture. Et puis, un jour j’ai entendu parler de L’insoutenable légèreté de l’être de M. Kundera. J’ai eu envie de le lire … je n’ai pas été spécialement emballée, mais j’ai aimé l’auteur – j’ai aimé sa maîtrise de la langue, la beauté de ses mots, la gravité de ses écrits. J’ai donc acheté d’autres romans de lui. La plaisanterie a été le livre qui m’a transportée, qui m’a fait cogiter pendant des semaines et qui m’a remis le pied à l’étrier de la lecture ! Un très gros coup de cœur ! Du coup, j’ai poursuivi ma découverte de Kundera : Risibles amours, La Valse aux Adieux, La Lenteur, l’Identité, La vie est ailleurs …. J’ai adoré. La Plaisanterie reste néanmoins mon livre de cœur, celui qui rappelle que la vie peut dramatiquement basculer.

Boule de Suif de G. de Maupassant parce qu’il est court et intense. C’est un classique que je relis avec plaisir régulièrement. J’aime l’atmosphère décrite dans la diligence, la justesse des sentiments, les paroles de chacun, la mise en scène des jugements, l’égoïsme. Je trouve que cette nouvelle voyage aisément dans les époques et reste, malheureusement, encore très réaliste aujourd’hui !

Je te donnerais bien encore des titres de classiques pour les livres de ma vie : La Peau de Chagrin d’H. de Balzac, Le portrait de D.Grey d’O.Wilde, Orgueil et Préjugés de J. Austen, Les Hauts de Hurlevent d’E. Brönté, Un soupçon légitime de S. Zweig …. Mais bon, je vais essayer de trouver un roman plus récent ! Je dirais :

Rien de s’oppose à la Nuit de D. de Vigan parce que cet écrit m’a bouleversée ; parce qu’après sa lecture j’ai appris à regarder ma mère non plus uniquement comme une maman, mais aussi comme une femme, avec ses qualités et ses défauts.

Quels sont les prochains prévus sur la liste ?

Les Indifférents de Julien Dufresne-Lamy conseillé par toi ! Encore une de tes chroniques qui m’a fait envie !
– Des femmes qui dansent sous les bombes de Céline Lapertot, une auteure dont l’écriture m’a subjuguée avec son dernier roman Ne préfère pas le sang à l’eau.

Depuis peu tu as lancé une nouvelle rubrique sur ton blog, intitulée « Parfois j’écris». Peux-tu nous en dire plus ?

J’ai hésité à créer cette rubrique, ça me paraissait un peu présomptueux, illégitime … et puis, je me suis dit « pourquoi pas » ! J’y publie les textes écrits au fil du temps, des nouvelles ; plus tard, je glisserai peut-être quelques poèmes. Ces sont les messages encourageants, reçus le plus souvent en privé, sur ma boîte mail, qui m’ont donné envie de poursuivre !

As-tu des autres projets ?

J’essaie d’écrire un roman. Je patine, mais je m’accroche.
Je tiens à finir cette histoire ! 😉

Quelque chose à ajouter ?

Je suis très touchée Agathe que tu me poses ces questions ! Je te remercie beaucoup !
Quant au mot de la fin, je citerais le message trouvé dans une papillote de noël que j’ai affiché sur mon frigo (t’as vu, j’ai des références ! 😉 ) : « Tu ne peux empêcher les oiseaux de la tristesse de voler au-dessus de ta tête, mais tu peux les empêcher de faire leur nid dans tes cheveux. » Proverbe chinois.
A lire et relire quand tout part en cacahuète ! 😉

Merci Bénédicte pour cette interview et longue vie à ton blog et à tes écrits !

La vie intérieure

Ce livre est ma nouvelle Bible ! Il réveille ce Dieu présent en chacun de nous, celui qui accorde les êtres quelle que soit leur culture. Il est une homélie romancée de nos émotions et les citations littéraires qui le rythment en font un écrin de savoir et de plénitude.

A l’origine, Christophe André était diffusé dans une émission sur France-culture, l’Iconoclaste en a fait un livre de quarante chapitres et un CD.
Cultiver notre vie intérieure, c’est-à-dire prendre quelques secondes pour étudier nos affects et nos pensées, est sans doute inné. Pourtant, notre société hyperactive nous amène à considérer ces moments de méditation ou d’introspection comme une perte de temps.
Les quarante items sont classés eux-mêmes en trois groupes : ressentis, voies d’accès et expériences existentielles nous menant directement à visiter notre vie intérieure.
Elles sont des choses courantes de la vie, comme la maladie, l’échec, la fuite du temps. Ce sont des expériences qui nous forcent à nous arrêter, faire un bilan pour mieux repartir.
Christophe André nous donne des clés pour apprendre à faire le vide, sublimer toute sensation désagréable et décrypter nos émotions.
Concrètement ? Ne plus avoir peur d’être déçu, pardonner, écouter la musique sans rien faire d’autre, accepter, réfléchir au lieu de ruminer, marcher 10 minutes pour nettoyer l’âme, aller au petit coin sans son portable, écrire pour se découvrir, apprécier la nostalgie ou encore apprendre à être ivre sans boire d’alcool (celle-ci je la mettrais même dans la catégorie super-pouvoir).
Surtout, il décortique les ressentis pour mieux les aborder : la force de la tendresse, le danger de l’envie, le cercle vicieux de la jalousie, le sentiment de fraternité, la force de la honte ou la normalité du plaisir.

Il y a une grande qualité d’écrit, les phrases sont travaillées, le vocabulaire est riche et les citations parfaites ! Un livre à offrir à notre âme.

Si ce livre était un signe astrologique il serait …

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Sagittaire ! Ce signe de feu éveille l’esprit à la spiritualité. Le sagittaire est symbolisé par une flèche montante, l’âme est amenée à s’élever toujours plus haut et plus loin, l’humanité vise à se dépasser constamment. Le sagittaire est philosophe, perpétuellement en quête d’apprentissage et de découverte. C’est un signe qui parle plus qu’il n’agit, son accomplissement réside dans l’extase intérieure plutôt que les actes. C’est un signe positif, tourné vers les autres pour mieux se comprendre soi-même.

La planète Jupiter régit ce signe, Jupiter symbolise l’expansion, elle n’est pas une planète tellurique mais une planète géante faite de gaz. Après Mars dans le bélier qui symbolisait la conquête personnelle et primitive, Jupiter représente la conquête collective organisée, le développement des grandes civilisations, l’énergie de la justice, de la loi.
Dans ce roman, le signe du sagittaire met en place un cadre légal permettant le développement de l’individu dans la communauté. Il est aussi le signe de la joie légitime, le bon vivant dont tous les voyages quels qu’ils soient sont pour lui une expérience épanouissante.

Par curiosité j’ai esquissé le thème astral de Christophe André après avoir écrit cette chronique. Il est né le 12 juin 1956, il est donc gémeaux, le signe complémentaire du sagittaire, sa part d’ombre ; jusque là rien d’extraordinaire ni d’illogique, jusqu’à ce que je remarque deux planètes (Jupiter et Pluton) placées au même endroit, c’est-à-dire une « conjonction » planétaire. Que signifie-t-elle?
⇒ Jupiter conjoint Pluton est un aspect associant l’expansion avec les forces de transformation, ce qui donne des moyens importants psychologiquement pour guider et conseiller autrui, grâce à un bon sens psychologique, un fort pouvoir de conviction, et une excellente perception des forces et des faiblesses des autres. Cela montre aussi que cet aspect de conseil peut s’effectuer dans un domaine secret, caché, ou non reconnu officiellement.
Christophe André obéit complètement au pouvoir de cet aspect planétaire et aurait fait également un excellent astrologue !

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Une première expérience auditive

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M’étant toujours persuadée que j’étais 100% visuelle et 0% auditive (j’ai toujours été incapable de comprendre un cours sans prendre de notes en même temps, je suis très mal à l’aise au téléphone etc…) j’ai cependant découvert les textes de ce livre par le biais du CD. La voix mélodieuse de l’auteur et son timbre apaisant m’ont hypnotisée, les citations lues par une voix féminine m’ont totalement touchée. J’étais dans les conditions optimales, j’avais profité d’un long trajet en voiture seule (sans enfants à l’arrière) et sur autoroute désert pour l’écouter complètement.
Lorsque je suis revenue à la version papier pour les besoins de ma chronique, je parcourais les chapitres à toute vitesse, le texte m’a paru moins magnétique, moins prégnant. J’ai vite compris à quoi cela était dû : si l’on peut réguler la vitesse d’une lecture, sauter des lignes ou des paragraphes, on ne peut faire de même avec un CD, et cela nous oblige à prendre le temps, à caler notre rythme sur celui de l’orateur. Pour ce genre de textes c’est tout à fait souhaitable et nécessaire, une expérience que je renouvellerai !

Citations

Le plaisir est l’objet, le devoir et le but de tous les êtres raisonnables.
Voltaire

Tu seras aimé le jour où tu pourras montrer ta faiblesse sans que l’autre s’en serve pour affirmer sa force.
Cesare Pavese

Je compris vite que l’ivresse sans vin n’est autre que l’état lyrique. Gide

Sans cesse occupé de mon bonheur passé, je le rappelle et le rumine, pour ainsi dire, au point d’en jouir derechef quand je veux . Jean-Jacques Rousseau

Quoi de neuf cette semaine ? Eparse chez Ernest Lire, David Hockney Prix Anaïs Nin 2018, L’invention des corps chez BOLD

Un début de semaine riche en évènements !!

Eparse dans la nouvelle BOX d’Ernest

Nous avons commencé la semaine avec un très beau partenariat, celui d’Ernest, un media littéraire qui aime les blogueurs !

Pour ceux qui ne connaissent pas Ernest :

« Découvrez un véritable guide d’achat pour vos livres ainsi que notre box de livres ! Pour parcourir de nouveaux horizons littéraires, pour sortir des critiques convenues, découvrez le magazine Ernest. Chez Ernest Mag, toutes les littératures sont à l’honneur. »

Proposé par Amandine de  Livresse Littéraire ,nous avons validé le roman Eparse de Lisa Balavoine publié chez Lattès en janvier 2018. Eparse est un roman sociétal qui parle à plusieurs générations, aux femmes comme aux hommes, à lire et à offrir… On le voit partout sur la toile depuis sa sortie, il représente la communauté Bookstagram à merveille ! Vous pouvez retrouver ma chronique ici, et l’interview de Bénédicte ici .

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Si vous voulez vous procurer la Box, cliquez sur ce lien

 

Vie de David Hockney élu Prix Anaïs Nin 2018

FullSizeRender-3.jpgCrédit photo @juliopatti

Lundi 12 février, dans le grandiose Théâtre de l’Odéon, s’est tenue la soirée de remise du Prix Anaïs Nin 2018. C’était une soirée magnifique et festive, plus d’une centaine de personnes étaient réunies pour remettre le Prix à la lauréate. Ce prix a été fondé en 2015 par Capucine Motte et Nelly Alard, il récompense une plume singulière et audacieuse, empreinte de poésie et mettant en valeur le monde anglo-saxon.

Après délibération, le jury a élu le dernier roman de Catherine Cusset  (cliquez ici pour lire l’article de Livre Hebdo) qui était en compétition avec le très beau  Fugitive parce que reine de Violaine Huisman.

Ce Prix 2018 récompense ainsi Catherine Cusset pour l’ensemble de son oeuvre.

A propos de ce roman :

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Je peins ce que je veux, quand je veux, où je veux

Après l’histoire bouleversante de Thomas dans L’autre qu’on adorait , Catherine Cusset romance ici la vie du célèbre peintre David Hockney.

Naissance en 1937 à Bradford. Londres, New York puis la Californie, Los Angeles : SA ville, cette ville dont lumière et piscines ont fait la célébrité de ses toiles colorées.
On rencontre les personnages de sa vie, ses parents, ses professeurs et ses amants dont Peter, le seul qui lui ait causé un chagrin immense, représenté dans sa célèbre toile  Portrait d’un artiste, (en bas à droite sur la photo ci dessus).

On ne peut lire un tel roman sans aller enquêter et rechercher sur internet les oeuvres dont l’auteur décrit parfaitement la genèse. la toile de sa vie se déroule sous les événements qui ont inspiré ses plus grandes peintures.

Si je devais retenir une chose de ce roman c’est sans doute la ligne de conduite de David Hockney, celle qui l’a mené au succès dès ses 30 ans : travailler oui, mais peindre en se faisant plaisir, peindre ce qu’il aimait sans penser à ce qui se vendait. À contre-courant du mouvement abstrait il a su faire revivre le figuratif. David Hockney a surtout su mettre sur la toile sa liberté infinie de vivre et de penser.
Sa réussite ressemble à un conte de fée, celui du petit garçon d’un milieu modeste qui va vivre le rêve américain, mais c’est avant tout la vie d’un homme qui a su comprendre très tôt comment utiliser son incroyable don, ce personnage était créé pour interpréter le Prix Anaïs Nin! Bravo à la lauréate, en photo ci dessous entourée de Capucine Motte et de Nelly Alard les organisatrices.

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Crédit photo : @juliopatti

L’invention des corps inaugure la section littérature dans Bold magazine !

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J’ai l’immense honneur et joie d’inaugurer la rubrique Littérature de BOLD Magazine, média/mag culturel bimestriel basé au Luxembourg, gratuit et consultable sur le net.

Pour le premier mag de l’année, je reviens sur L’invention des corps de Pierre Ducrozet, Prix de Flore 2017, ce roman correspondant parfaitement selon moi à la cible du mag, mixte tendance masculine, moderne et résolument ancrée dans notre époque.

Pour les deux coups de coeur, j’ai nommé Les fantômes du vieux pays (The Nix) de Nathan Hill paru chez Gallimard à la rentrée dernière et Nos héros secondaires de SG Browne paru aux Editions Agullo. Ils s’inscrivent tous deux dans l’ère du temps et je l’espère plairont aux lecteurs ciblés par le mag !

Vous pouvez retrouver l’intégralité de ce nouveau mag Ici  et mon article p.22, et les suivants deux fois par trimestre !

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Bold mag #50

 

Ma première fois aux 68 premières fois

Enfin, cette semaine de février se caractérise par un dernier évènement : Les 68 premières fois ont lancé leur sélection !!

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C’est la première fois que je participe à cette aventure et je m’en réjouis! Félicitations aux organisatrices !

 

 

 

Soirée de remise de Prix 2017

Vendredi 26 janvier 2018, Librairie L’instant à Paris, s’est tenue la première édition du Grand Prix des Blogueurs Littéraires ! Environ quatre-vingt personnes étaient présentes autour d’un cocktail servi par François-Xavier Ferrol, gérant du restaurant Pirouette Paris Ier, pour couronner Bakhita, sublime roman 2017 de Véronique Olmi publié chez Albin Michel. 80 personnes, Auteurs, éditeurs et blogueurs confondus étaient présents, dans une ambiance festive et décontractée, et se sont laissés photographier toute la soirée par Albin Durand que je remercie infiniment pour sa prestation de qualité.

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Parmi les invités : David Foenkinos et Olivia de Lamberterie en guest star et marraine bienveillante, Eric Metzger qui écrit aussi bien qu’il nous fait rire dans Quotidien, François-Henri Désérable et son acolyte Clément Bénech, l’incroyable Sylvia Rozelier à l’origine de l’idée de ce Prix, la drôlissime Sylvie Le Bihan, les belles et inspirantes Charlotte Pons, Clarisse Gorockoff et Hadia Decharrière, ainsi que les talentueux Mahir GuvenJean-Baptiste AndreaSébastien Spitzer et Mathieu Ménégaux, venus avec un aplomb inégalables.

Au terme de mon discours dont je préfère oublier les hoquets et tremblements, Véronique Olmi s’est vue remettre un trophée de la part de notre communauté, ainsi qu’un encadrement de la photo de couverture du roman, provenant des archives du musée Nicéphore Niepce à Chalon-sur-Saône… ma ville! (les hasards sont souvent bons..)

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Notre lauréate, dans une interview qu’elle a donné au journal Valgirardin XVème a justement déclaré :

Je trouve cela bien de donner au livre des moments hors de tout ce qui est institutionnel, attendu, rituel. Là, tout d’un coup, une très belle surprise surgit, avec cette spontanéité, ce travail, cette énergie très joyeuse et très communicative.

La suite de la soirée s’est déroulée dans la même ambiance, rencontre, échanges et dédicaces entre blogueurs et auteurs adulés.

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Clément Bénech, Estellereads, unlivreparsemaine, François-Henri Désérable

Notre équipe s’est fait une joie d’accueillir, badger et orienter chacun et chacune. Je dois énormément à mon équipe de blogueuses, qui depuis la création du Prix a su innover, réfléchir, diffuser, partager… Parmi elles, je nomme Amandine de Livresse Littéraire, mon associée principale, trésorière du Prix, que je remercie énormément pour son aide au quotidien depuis le début. Il y a aussi Bénédicte d’aufildeslivres qui a géré l’actualité de la page Facebook du Prix avec une énergie incroyable, Charlotte de Loupbouquin ,  Céline de mes échappées Livresques, mais aussi Sarah, Alex de Bricabook et puis Carobookine et Julie Vasa dont le discours surprise à mon endroit m’a profondément touchée. Merci les filles !

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Sylvie Le Bihan, entourée de Céline, Caroline, et Sarah

Comme l’a parfaitement expliqué Solène (Larousse Bouquine) dans son article sur la soirée du Prix, les blogueurs étaient encore mal perçus dans le milieu littéraire. Trop libres, trop sincères, peu formés… et pourtant, cette soirée a permis à tous de constater à quel point ce Prix et cette union manquaient dans le paysage littéraire actuel, immergé constamment dans le bain des réseaux sociaux.

J’ai eu l’immense chance de vivre cela : une rencontre nécessaire et libératrice, une communion sincère et enthousiaste de lecteurs passionnés, ravis d’échanger avec leurs auteurs préférés ; des auteurs détendus, invités pour célébrer et non pour débattre, se défendre, ou encore se faire connaître.

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Nicolas Houguet, blogueur présent ce soir-là, a publié sur Facebook un superbe billet dans lequel il y a ce passage si émouvant :

Je me tiens un peu à l’écart de la foule qui ressemblait à celle d’une fosse de concert tant elle était nombreuse dans la librairie. D’un coup, je vois une forêt de téléphones portables s’élever. On se livre à des discours allègres sous des ovations enthousiastes. Tout ça, c’est de la joie.

Quand Véronique Olmi brandit le trophée qu’elle a gagné pour Bakhita, ouvre le beau cadre qui reproduit la photo de sa couverture avec l’allégresse d’une enfant un matin de Noël, un frisson d’intensité et d’émotion parcoure l’assistance. Et je l’éprouve aussi

Ce soir-là, j’ai vu des gens prendre conscience de leur voix et de leur nombre.
C’était comme assister au début d’un beau mouvement.

C’était une naissance.

Oui Nicolas, c’était sans doute cela que je cherchais, enfanter ce Prix c’était pour moi un aboutissement utile, une reconnaissance envers les réseaux à qui je dois tant de lectures enrichissantes, tant de rencontres éblouissantes. Bookstagram est une bulle d’air immense, une communauté qui certains jours, sauve, par sa disponibilité et sa bienveillance.

Tout cela s’est ressenti, le simple bonheur d’être ensemble, l’excitation de se découvrir, entre membres de l’équipe du Prix, mais aussi entre blogueurs, sans parler de la fierté immense de passer une soirée avec les auteurs comme s’ils étaient nos amis, comme si on les connaissait depuis toujours.

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Jean-Baptiste Andréa et Sandrine Babu, libraire

Jean-Baptiste Andréa, auteur de Ma Reine publiée chez L’iconoclaste , a su percevoir ce qui avait plu, a compris d’où venait la magie de la soirée. Il m’a envoyé ce mail au lendemain du Prix qui m’a tellement émue que je me suis promis, en tant que Présidente du Prix, d’en faire ma ligne de conduite pour les années à venir, afin d’en garder l’esprit intact.

Chère Agathe,
Merci encore pour la soirée d’hier. Tu as réussi l’exploit de monter en un court laps de temps un événement très réussi. J’ai la réputation d’être assez réfractaire à toute forme d’organisation formelle, tables rondes, exégèse, etc… et la soirée d’hier était à cet égard une vraie bouffée de fraîcheur. Décontractée, joyeuse, des amis réunis autour des livres plutôt que pour écouter des logorrhées.
J’espère que tu sauras préserver, dans les prochaines éditions, cette fraîcheur. Que tu résisteras à la pression de l’institutionnalisation, « d’essayer de faire mieux ». Car tu ne pourras pas faire mieux, c’était parfait comme ça.
Amitiés, 
Jean-Baptiste Andréa

Dans quel état pouvais-je être, autrement que comblée par cette première édition ? Merci à tous , et vivement l’année prochaine !!

Avant de finir en images je vous joins quelques posts Instagram dont la beauté des mots résonnera en moi longtemps tellement ils m’ont fait plaisir !

Le mot d’Hadia

Le mot d’Aurélie

Le mot d’Amandine

Le mot de Mademoiselle do Lit

Et enfin, quelques photos de cette sublime soirée…

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Crédit Photo : ALBIN DURAND @_albin_