Come Prima, de Sophie Simon


« Tu n’as jamais quitté l’Italie ?
_ Pourquoi faire ? On a tout ici non? »


Départ pour Rome avec le nouveau roman de Sophie Simon. Celso, un écrivain italien, reçoit un message d’Elena, trente ans après leur histoire d’amour. Elle lui donne rendez-vous dans 12 jours, et Celso emploie ce temps à revisiter leur liaison et son échec. Une passion qu’il n’a jamais pu oublier. Il était de ceux qui ne peuvent supporter le vrai amour, dont l’intensité le faisait souffrir. Il était jaloux, elle était trop belle, il avait peur. Il était malheureux de l’aimer alors qu’ils avaient tout pour être heureux. Alors Celso a tout saboté. Et Elena s’est perdue avec d’autres corps.
Après elle, Celso a noué un mariage confortable avec Antonia, deux filles, d’autres romans. Un mariage qu’il regrette un jour sur deux mais dont la monotonie le rassure, nourrissant sa mélancolie autour d’une femme qu’il n’a jamais revue. Qu’adviendra-t-il de leurs retrouvailles ?

Ce texte interroge sur notre capacité à aimer et bouleverse la définition du bonheur. Peut-on à la fois écrire et aimer ? semble demander Celso en conclusion du roman.

Après « Deux cœurs légers » publié l’an passé, je m’étais promis de lire tous les romans de Sophie Simon et c’est à nouveau un grand coup de cœur pour cet opus, des histoires de vie, des personnages intemporels, des dialogues percutants, une fluidité narrative exceptionnelle qui nous font lire ses textes d’une traite. Je vous le recommande…