Le discours

Vous avez mal à la tête ? Vous vous sentez déprimé ? Vous prendrez bien un petit jus d’orange !
Oui, pour la mère d’Adrien, la narrateur, un bon jus d’orange vous sauvera de tout. De toute façon, pour la mère d’Adrien, « le monde se divise en trois catégories : ceux qui ont un cancer, ceux qui font construire et ceux qui n’ont pas d’actualité particulière. Entre ces deux stades, la construction et le cancer, pas grand chose, une espèce de flottement, une parenthèse, un grand vide existentiel ». Adrien appartient à cette absence de catégorie. Il loue son appartement. Et surtout, durant ce repas de famille, il attend désespérément un message de Sonia. Ils sont « en pause », c’est Sonia qui a pris cette décision, sans raison particulière.
Et puis soudain, Ludo, son futur beau-frère lui demande de préparer un discours pour leur mariage, ça fera grandement plaisir à sa soeur.
Adrien pense à tout ça pendant le repas, à ce discours qu’il n’a pas envie de faire, et puis à Romain, le guitariste avec qui Sonia est peut-être en ce moment, « un beau brun ténébreux à la douleur lointaine ». Il guette la vibration dans sa poche, la réponse qui le sauvera de ce repas interminable, des discours ennuyeux de cette famille qui ne le connaît pas si bien que ça.

Un bijou d’humour, c’est brillant, c’est émouvant, un gros gros coup de coeur pour ce livre de Fabrice Caro, auteur de BD toutes plus hilarantes les unes que les autres.
Foncez !