Mamma Maria de Serena Giuliano

Si vous aussi vous êtes amoureux de l’Italie, (avec ou sans Covid-19), de la côte amalfitaine (plus bel endroit du monde), et de Serena Giuliano (qui ne l’est pas ?) alors Mamma Maria est fait pour vous !

Non contente de la rencontrer aujourd’hui, j’ai eu la joie, que dis-je l’honneur ! de la faire poser avec un citron. Devant cette requête-caprice (« sfizio » en italien), elle n’a même pas cillé, normal tout le monde pose avec des citrons c’est quoi le problème. Merci Serena, je suis comblée.

Que raconte son deuxième roman plein de panache, de soleil et d’humanité que je viens de terminer ? On est près de Salerne, dans une ambiance rythmée par les cafés de Maria, la patronne du bar du village. On assiste à un mouvement double, un retour et un exil vécus par deux jeunes femmes. Sofia est italienne et Souma lybienne. La première sort d’une rupture avec un Français quand la deuxième a dû fuir son pays… Dans une Italie du Sud marquée par le racisme, Sofia va aider la jeune femme enceinte et son fils de deux ans à rejoindre Paris. Accompagnées par toute une horde d’Italiens plus bruyants et attachants les uns que les autres, on suit leur course effrénée entre deux cafés, trois coups de klaxon et des descriptions de la côte amalfitaine à couper le souffle. C’est un roman d’une grande vitalité dont les réflexions sur le déracinement et la solidarité m’ont beaucoup émue.
Merci @cherchemidiediteur pour cette belle rencontre !